|
SANARY d'hier :
L’histoire du petit village provençal de SANARY commence au 14ème siècle. Ce n’est qu’en 1923 que Sanary devient Sanary sur mer …
C'est à partir du XIVème siècle que commence le début de ce qui va devenir un hameau d’abord, un bourg ensuite.
L’on voit par le changement qui intervient dans la désignation de l’agglomération que l’on appelle successivement habitations, hameau, puis bourg - une évolution dans le nombre des maisons, donc de la population. Plus tard, nous verrons cette évolution s’amplifier, notamment en 1507. Cette année-là, le seigneur Bertrand de Ventimille et son cousin germain, Guiran de Simiane, tous deux co-seigneurs, accordent des terres à seize nouvelles familles venant accroître le nombre d’habitants. Certains de ces nouveaux arrivants seront autorisés à bâtir sur le boulevard de la tour, à l’intérieur des fossés. Un an auparavant, ils ont aussi concédé à Chautard d’Ollioules des terres situées à Mortier et en-dessous du chemin qui conduit à la Gorguette.
|
|
Le port, qui voit la construction d’un premier quai venu s’ajouter au débarcadère proche de la tour, prend de l’importance. Il devient plus fréquenté, mais sa faible profondeur, son envasement par la rivière, la Reppe, lui nuiront toujours. Une grande partie de la population vit de la mer : pécheurs, navigateurs pour les échelles du Levant et, avec le temps, plus loin encore, vers les Amériques et Terre-Neuve.
Hélas, Saint-Nazaire a du mal à se développer tant qu’il est lié à Ollioules. Aussi, à mesure que le commerce se développe, naît une bourgeoisie de marchands, des notables plus entreprenants se manifestent. La population, a la certitude de pouvoir s’administrer elle-même. Ollioules sera obligé d’admettre des syndics à Saint-Nazaire, qui viendront siéger au Conseil de la Communauté. Ces Syndics, les Bernard, Infernet, de Saint-Maurice, déploieront les plus grands efforts dans des requêtes, des procès, des interventions tant auprès du Parlement de Provence, à Aix, qu’à la cour de France. Ils veulent obtenir leur autonomie, d’autant plus qu’en diverses autres communes, des faits semblables vont se produire et ainsi les conforter dans leur espoir.
C’est la Seyne qui, en 1657, obtient de se séparer de Six-Fours, la Ciotat, en 1675, se sépare de Ceyreste. Tous les bourgs de l’intérieur des terres voient leurs dépendances du bord de mer, devenu plus sûr, se séparer de la commune mère. Il ne peut en être différemment d’Ollioules et de Saint-Nazaire.
Plusieurs procès en séparation vont être intentés contre Ollioules. En 1649, 1673, et 1678.
Toujours en pure perte et bien souvent avec des menaces de répression. Cependant, de nombreux avantages sont obtenus d’Ollioules qui comprend qu’il lui faut faire quelques concessions. C’est ainsi qu’on obtient une fontaine, un banc de boucherie, un troupeau communal et bien d’autres améliorations, tel qu’un Lieutenant du juge d’Ollioules. Mais rien n’y fait et l’on comprend l’amertume d’Ollioules qui, malgré ses efforts de compréhension, sent Saint-Nazaire lui échapper. Elle pressent que sa vie économique en sera perturbée, surtout par la perte du port. C’est par lui que se font les exportations de sa production, par lui que les denrées importantes lui parviennent. Cela lui est déjà arrivé dans le temps, en 1225, dans un différend avec Toulon pour Lagoubran. Plus tard aussi, en 1296, Evenos s’est séparé d’Ollioules.
|
|
1923 : SANARY-SUR-MER
Le 27 juillet 1923, Sanary devient Sanary-sur-mer.
L’apparition des transports automobiles va permettre au monde du travail d’aller travailler à l’arsenal de Toulon, aux chantiers navals de la Seyne et la Ciotat. Il n’existe dans le terroir aucune industrie importante. Le tourisme cependant, à partir de 1936, va se développer et devenir surtout un tourisme d’été avec le nouvel engouement pour les bains de mer. Là encore, la guerre de 1939-1945 va interrompre cette évolution.
|
 |
|
De nombreux étrangers, allemands, autrichiens, espagnols, vont venir se réfugier chez nous, fuyant le régime de leur pays. En 1942, les troupes allemandes et italiennes occupent la zone libre. Ces troupes entreprennent de transformer la côte en réduit fortifié. Pour cela, plus de 150 maisons vont être détruites à l’explosif. Il faudra la Libération pour arrêter cette dévastation de notre commune.
Des blockhaus barrent les rues, le port est interdit, la population s’est réfugiée dans la campagne ou dans d’autres départements moins exposés.
Avec la paix retrouvée, les activités touristiques reprennent.…Depuis la commune a su rester à l’abris des constructions anarchiques et son littoral maritime garde l’aspect de la Provence d’autrefois.
d'après Barthélémy Rotger de l'Académie du Var
|
|
Sanary d'aujourd'hui
|
|